vendredi 31 juillet 2009

Tatiana de Rosnay - Elle s'appelait Sarah


Titre original : Sarah’s Key
Résumé : Paris, mai 2002. Julia Jarmond, journaliste pour un magazine américain, est chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel' d'Hiv. Au cours de ses recherches, elle est confrontée au silence et à la honte qui entourent le sujet. Au fil des témoignages, elle découvre, avec horreur, le calvaire des familles juives raflées, et en particulier celui de Sarah. Contre l'avis des siens, Julia décide d'enquêter sur le destin de la fillette et de son frère. Soixante ans après, cela lui coûtera ce qu'elle a de plus cher.
Paris, le 16 juillet 1942. la rafle du Vel' d'Hiv'. La police française fait irruption dans un appartement du Marias. Le petit Michel, paniqué, se cache dans un placard, et sa grande soeur Sarah, dix ans, l'enferme et emporte la clé en lui promettant de revenir. Mais elle est arrêté et emmenée avec ses parents…

"La nuit commençait à tomber et à mesure, son désespoir, et celui des milliers de gens enfermés avec elle, se mettait à grandir, comme une créature monstrueuse, hors de contrôle. "


Mon avis: Un merveilleux roman, une belle aventure, une tranche d'histoire, c'est tout ce qui m'a plu dans ce livre. L'action se passe à deux époques de Paris, en 1942, la vie de Sarah suite à la rafle du vélodrome d'hiver, arrestation massive de juifs, et en 2002, dans la vie de Julia, journaliste chargé d'un article sur la commémoration de l'événement.

C'est un livre que je n'ai pu poser, il était impossible de m'arrêter, je voulais en savoir plus. La partie historique est très intéressante, j'en savais très peu sur le Vel d'Hiv il faut dire. La partie de Sarah est on ne peut plus émouvante, échappée des camps, elle tente de rentrer à Paris retrouver son petit frère... qu'elle a enfermé dans le placard le jour de la rafle, lui promettant de revenir. Quand à Julia, elle est convaincante dans ses recherches pour comprendre l'histoire. Le livre suit finalement la décision de Sarah, comment cela affectera beaucoup de gens à son époque et dans le futur. Ce livre est un bel hommage aux familles qui ont subis les méfaits de la guerre.

9/10

Elle s’appelait Sarah – Tatiana de Rosnay
416 pages

mercredi 15 juillet 2009

Amélie Nothomb - Biographie de la faim


Résumé : Un roman, ça commence parfois par la faim. Surtout quand il est autobiographique. Amélie Nothomb y raconte les vingt premières années de sa riche existence. Une enfance et une adolescence faites de voyages, de l'Asie à l'Amérique, en passant par l'Europe. Entre sa soif de vie et sa faim de découvertes, elle raconte aussi les épreuves qu'elle a dû traverser.

"Mon père et ma mère avaient été élevés dans la foi catholique, qu'ils perdirent au moment de ma naissance. Il serait glorieusement horrible d'y voir un lien de cause à effet, mais il semblerait hélas que mon surgissement en ce monde n'ait joué aucun rôle en cette perte mystique : c'est leur découverte du Japon qui fut déterminante.

"Je venais de Belgique, c'était le pays qui avait inventé le spéculoos, le chocolat y était meilleur qu'ailleurs. "


Mon avis:
J'avais déjà lu les deux autres romans biographiques d'Amélie Nothomb : Métaphysique des tubes et Le Sabotage amoureux (avec une préférence pour le premier). Il me semblait donc logique de continuer avec celui-là. Même si en réalité cela doit bien faire 4 ans qu'il est dans ma bibliothèque!

Déjà commencé une première fois, j'avais eu du mal à accrocher, cela s'est reproduit, et il faut continuer pour arriver aux véritables passages autobiographiques. Bien sûr, c'est du Nothomb, tout reste très imagé, très étrange, très "littéraire", pas forcément ce que j'ai l'habitude de lire.

J'aime beaucoup ses récits sur ses voyages dans différents pays, sa façon d'expliquer son attachement à l'un (comme le Japon) et son dégoût pour un autre (comme la Chine). Fille de diplomate, elle a découvert de nombreux pays et coutumes dès le plus jeune âge, qui ont forgé son caractère, son identité. C'est ce qu'elle raconte dans ce livre, les bons cotés et les mauvais cotés de sa jeunesse.

Je reste sur un bilan mitigé de ce roman, je n'ai m'a pas vraiment été charmé tout du long, mais je ne regrette pas de l'avoir enfin lu! :-)

7,5/10

Biographie de la faim – Amélie Nothomb
190 pages

mercredi 1 juillet 2009

6 mois de lecture

Premier petit bilan en ce début d'année :
J'ai lu, beaucoup lu, et cela faisait longtemps. J'étais dans une période très calme niveau lecture, mais ça a complétement changé. Les circonstances ont fait que : j'ai eu le temps de lire, et avec cet été qui commence, ça ne va pas s'arrêter.

Petite sélection de mes 5 plus gros coups de coeur :

- Khaled Hosseini : Milles soleils splendides
- Stephenie Meyer : Les âmes vagabondes
- Jane Austen : Orgueils et préjugés
- Melissa de la Cruz :
Les vampires de Manhattan
- Gemma Malley : La déclaration : l'histoire d'Anna

Je continue de lire et de découvrir de nouveaux blogs, et ainsi de découvrir des livres qui ont l'air tous super intéressants... dur de résister! Mais je me promets d'avancer dans ma pile à lire d'abord, et c'est le cas en ce moment! Surtout grâce aux challenges!

J'ai hâte de découvrir de nouveaux livres ces 6 prochains mois. :-D

mardi 30 juin 2009

Neil Gaiman - L'étrange vie de Nobody Owens


Titre original : The graveyard book

Résumé : Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s'il n'avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d'une sorcière brûlée vive autrefois. Mais quelqu'un va attirer Nobody au-delà de l'enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l'éliminer depuis qu'il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux...

"Les frontières sont toujours présentes – entre le cimetière et le monde alentour, entre la vie et la mort, et à la croisée des deux univers." Neil Gaiman


Mon avis: Je n'ai absolument pas su résister à ce nouveau roman de Neil Gaiman que je voyais un peu partout et qui m'attirait inexorablement. Malgré mon stock de livres à lire bien rempli, Nobody Owens a atterri dans ma bibliothèque pour être lu très rapidement!

Je ne regrette pas. Neil Gaiman utilise les peurs d'enfants, comme la peur du noir, des monstres, du cimetière, de la mort pour faire une merveilleuse histoire sur la vie de Nobody Owens. Ce petit garçon élevé par des fantômes dans un cimetière mérite bien que l'on conte ses aventures! Un petit monde rempli de personnages de différentes époques, à la vie et au caractère différent. Ils ont acceptés que Nobody soit "citoyen libre du cimetière"! N'habite pas dans un cimetière qui veut!

L'écriture de Gaiman est toujours aussi fluide. Le petit plus de ce livre : les illustrations de Dave McKean. Un style particulier de dessin qui nous fait entrer dans l'univers du cimetière.

Une lecture à dévorer!

9,5/10

L’étrange vie de Nobody Owens – Neil Gaiman
310 pages

jeudi 25 juin 2009

Antoine Bello - Les falsificateurs



Résumé : C'est l'histoire d'une organisation secrète internationale, le CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui falsifie la réalité mais dont personne ne connaît les motivations. C'est l'histoire de quelques-unes des plus grandes supercheries de notre époque : de Laïka, la première chienne dans l'espace, qui n'a jamais existé ; de Christophe Colomb qui n'a pas découvert l'Amérique ; des fausses archives de la Stasi. C'est l'histoire d'un jeune homme, embauché par le CFR, qui veut comprendre pourquoi et pour qui il travaille. C'est l'histoire d'une bande d'amis qui veulent réussir leur vie, sans trop savoir ce que cela veut dire. C'est, d'une certaine façon, l'histoire de notre siècle.


Elle m'avoua ne pas suivre l'actualité de très près. Qu'une personne aussi intelligente et éduquée comme Mathilde pût se montrer aussi indifférente aux affaires de la Cité me plongea dans une certaine perplexité. On nous enseignait au CFR que l'esprit critique est pareil à un muscle, qui s'atrophie quand on le laisse au repos.


Mon avis: Les falsificateurs m'a été envoyé par les éditions Gallimard, pour l'opération Masse critique de Babelio. Une découverte, que ce soit de l'auteur ou du style de livre.

Les falsificateurs raconte l'histoire d'un groupe, d'une organisation mondiale, le CFR. Silv, le héros, va être amener à l'intégrer, et devenir lui aussi un falsificateur. Il va créer des scénarios qui vont changer des événements de l'histoire passée, présente ou future. Mais quel est le but de cette organisation? C'est de là que vient l'intrigue principale.

L'auteur sait nous tenir en haleine, on aimerait en savoir plus, on aimerait comprendre, tout comme Silv en fait. Il se pose beaucoup de questions, et nous aussi en tant que lecteur. Les scénarios sont très bien pensés et on sent le travail de recherche indéniable de l'auteur. Cette idée que les informations peuvent être falsifiés reste dans l'esprit, dans notre monde actuel est-ce ce qui se passe, ça en est un peu troublant.

Cette lecture n'était pas forcément gagné d'avance pour moi, je partais en terrain inconnu. Et j'ai été prise par le livre, par toute la recherche de Sliv, par l'histoire des scénarios, par la vie du CFR. Certains passages sont plus ou moins bons que d'autres: certains sont captivants et certains sont difficiles, ce fut surtout le cas d'explication compliqué sur des sujets complexes. J'ai été plus intéressé par le développement de Sliv dans le CFR, par son évolution, par ses découvertes, que par l'explication de divers scénarios. Ce sera ma seule critique, ce coté un peu laborieux parfois. Mais il est assez vite contrebalancé par l'histoire et les réponses qui nous parviennent petit à petit, mais pas totalement... à suivre...

Une bonne découverte, et je serais prête à découvrir la suite des falsificateurs dès que je le pourrais.

8/10

Les falsificateurs – Antoine Bello
501 pages


livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

dimanche 21 juin 2009

Cornelia Funke - Coeur d'encre


Titre original : Inkheart

Grand Prix de l'imaginaire - Roman pour la jeunesse - 2006

Résumé : Meggie, douze ans, vit seule avec son père, Mo.
Comme lui, elle a une passion pour les livres.
Mais pourquoi Mo ne lit-il plus d'histoires à voix haute ?
Ses livres auraient-ils un secret ? Leurs mots auraient-ils un pouvoir ?
Un soir, un étrange personnage frappe à leur porte. Alors commence pour Meggie et Mo une extraordinaire aventure, encore plus folle que celles que racontent les livres. Et leur vie va changer pour toujours. Lire n'a jamais été aussi fascinant - et aussi dangereux.



Mon avis: Coeur d'encre est le début d'une trilogie de Cornelia Funke. J'ai été attiré par ce monde imaginaire, alors j'ai débuté ce livre sans aucune crainte. Coeur d'encre est un livre qui imagine ce qui arriverait si des héros d'un livre arrivait dans notre monde.

Il m'a fallu quelques chapitres avant de bien rentrer dans l'histoire, pas mal de personnages, de mise en place de l'histoire, mais cela ne dura pas longtemps. Je n'ai pas dévoré ce livre, j'ai pris mon temps, les bonnes histoires se savourent.

Pour commenter ce livre, j'ai vais donc utiliser la liste:

J'ai moins aimé:
- les redondances de l'histoire (enlèvement, échappée, enlèvement,...)
- les méchants un peu caricatural
- les quelques longueurs

J'ai aimé:
- le concept
- le suspense
- les citations de livre connu au début de chaque chapitre
- toutes les allusions à l'amour de la lecture
- les personnages, surtout Dustfinger (Doigt de poussière), Elinor et Farid
- détester les méchants


J'ai apprécié Coeur d'encre, je l'ai lu avec plaisir! Ce n'est pas le livre du siècle, mais c'est un livre très agréable, et qui peut être prenant. Une bonne dose de suspense tout le long, et surtout, surtout dans les derniers chapitres.

Je ne sais pas encore si je m'attaquerais à la suite, le livre a une fin réel, mais on sent vraiment la suite possible. Les deux livres suivants Inkspell et Inkdeath devraient bientôt sortir en France (Sang d'encre et Mort d'encre), je verrais à ce moment là.


8/10


Inkheart – Cornelia Funke
543 pages

mercredi 10 juin 2009

Coraline , le film


Coraline


Film réalisé par Henry Selick (L'étrange noël de Mr Jack) d'après le livre de Neil Gaiman

Sortie française : 10 juin 2009

Résumé : L'histoire d'une fillette qui pousse une porte secrète dans sa nouvelle maison et découvre alors une version alternative de sa propre vie.
Au premier abord, cette vie parallèle est étrangement similaire à la sienne - en bien meilleure. Mais quand cette aventure fantastiquement déjantée commence à devenir dangereuse, Coraline n'a d'armes que son ferme entêtement et son courage, et la complicité de voisins et d'un chat noir parlant, pour venir en aide à ses vrais parents et aux autres enfants fantômes et rentrer enfin à la maison.

Mon avis : Le livre était sympa, mais j'ai été véritablement charmée par le film!

J'ai eu la chance de le voir en VO en Angleterre, avant qu'il ne sorte en France. Après les premières minutes du film, je n'étais pas trop sûr, cette petite musique enfantine (que l'on retrouve dans toute le film) me berçait un peu... et puis je suis restée captivée pour tout le reste du film.

On retrouve vraiment l'univers de Gaiman, en encore mieux, tellement il est génial de se le voir représenté. Coraline est adorable avec ses cheveux bleus, et j'adore sa personnalité. Les personnages sont tous uniques en leur genre, les deux petites vieilles sont d'un étrange, Mr Bobinsky est parfait dans son rôle de directeur de cirque... pour souris! On trouve également un nouveau personnage, un garçon, Wybie Lovat qui n'est pas dans le livre, mais qui trouve toute sa place dans le film!
Bien sûr on retrouve les parents, classiques dans le monde de Coraline, et horriblement bizarre dans l'autre monde. C'est là qu'on retrouve tout l'aspect "noir" de l'histoire. C'est parfois sombre, à faire trembler les plus jeunes et les âmes sensibles ;-)

Mon personnage préféré reste le chat!

Quant à l'aspect animation, c'est extrêmement bien fait. Je n'imagine même pas tout le travail nécessaire à la réalisation d'un film comme celui-ci! Les films d'animation ne finiront pas de m'étonner. D'ailleurs, ce film est à voir en 3D, avec les lunettes super classes soit, mais ça ajoute une touche en plus au film! On retrouve aussi bien l'univers et l'ambiance de L'étrange Noël de Monsieur Jack, il n'y a pas de doute.

N'hésitez pas, allez voir Coraline. Un merveilleux film d'animation, avec sa touche de noir, et sa touche d'humour!